Examen,  Famille

Quand commencer la musique : enfant ou adulte ?

Enfin les vacances. Le temps de la détente, du jardinage, du bricolage ou de complètement démonter sa maison !

Les vacances, c’est tout ça mais aussi le bon moment pour les bilans. Et ça tombe bien, je me suis posé une question : comment on se sent après sa première année de musique ?
Plus précisément encore, je me suis demandé ce qui différait quand on commençait la musique enfant ou adulte.

Vous commencez à nous connaître, dans la famille musique, il y a plusieurs musiciens : Lapin 6 ans (et demi !) qui a commencé le violoncelle cette année et Papa, 28 ans (et demi aussi mais lui ne dira rien !), qui a commencé le tuba. Nous allons donc nous poser cette  question ensemble : Comment nous sentons-nous après notre première année de musique à 6 ans et à 28 ans ?

Musique - Bilan - A quel âge commencer la musique ?

Par soucis de discrétion nous appellerons la professeur de violoncelle de Lapin L*.

C’est la fin de ta première année de musique, quel est ton avis général sur son déroulement ?
Lapin : C’était bien. Surtout de travailler avec L*.
Papa : C’était assez spécial et stressant au début de l’année. Repartir de zéro après avoir fini ses études n’était pas évident. Mais je pense que j’étais dans la bonne structure pour m’aider à me sentir à l’aise.

Par quoi as-tu commencé ? Solfège ou instrument directement ?
Lapin : J’ai commencé par le violoncelle. C’était compliqué sans solfège mais L* m’a appris.
Papa : Les deux. J’ai d’abord essayé quelques instruments pour savoir vers lequel me tourner, à savoir le tuba au final. Après, au fur et à mesure de l’année, je travaillais l’instrument sur les notions de solfège que je venais de travailler.

Que penses-tu de cette méthode par rapport au traditionnel “un an de solfège avant de commencer” ?
Papa : C’était parfait pour moi. Pouvoir mettre en pratique toute la théorie tout de suite sur l’instrument, c’est très gratifiant. En outre, les cours durant 45 minutes, cela me permettait de ne pas trop souffler dans le tuba trop longtemps et d’avoir trop mal aux lèvres.

Quelles ont été tes plus grandes difficultés au début ?
Lapin : C’est de rencontrer de nouvelles personnes. Pour le violoncelle, c’était dur de placer l’archet. J’avais mal aux doigts quand je jouais longtemps.
Papa : L’appréhension de mon instrument. En tant que cuivre à quatre pistons, c’était assez dur de prendre en main l’instrument et de savoir doser le souffle pour obtenir les bonnes notes. Petit exemple concret, un Do et un Sol se joue sans pistons, la nuance se fait juste sur le pincement des lèvres.
Une deuxième difficulté a été la lecture des dièses et bémols au début des partitions. À chaque fois j’oubliais de regarder et donc je me trompais de note.

Comment t’y es-tu pris pour passer au dessus ?
Lapin : J’ai écouté L*, j’ai joué tous les jour 10 minutes. Ça m’a aidé à ne plus avoir mal.
Papa : Une seule façon possible : le travail régulier. Je ne pouvais pas travailler tous les jours pendant 3 heures. Mais j’essayais de travailler 2 à 3 fois par semaine pendant 15 à 30 min. Il n’y a pas d’autres façons de progresser pour moi.

À quel moment de la journée préfères-tu travailler ?
Lapin : Le moment que je préfère c’est le soir. Comme ça des fois il y a Papa.
Papa : Tous ! Je n’ai pas de moment préféré. C’est toujours agréable de prendre le temps de jouer.

As-tu eu rapidement l’impression de progresser ?
Lapin : J’ai fait des progrès toute l’année.
Papa : Étrangement oui. Je pensais que j’allais avoir beaucoup plus de mal à progresser, que ce soit au niveau solfège ou avec l’instrument. Et c’était très agréable.

Est-ce que tu es pressé de reprendre ?
Lapin  : Non, là je peux profiter des autres personnes.

Comment se déroulait une séance ?
Lapin : Bien. D’abord je m’installe bien (bonne position du corps et de l’instrument). Après je montre à L* le travail que j’ai fait à la maison. Après on apprend de nouveaux morceaux, au début en pizz parce que c’est plus facile, et à l’archet. Je joue quelques fois avec L*.
Papa : Cela dépendait de l’avancement du solfège. On essayait que la partie instrument ne soit pas trop décorrélée de la partie solfège. C’est à dire que la première fois que j’ai vu en solfège la double croche, la semaine d’après j’essayais de jouer ces mêmes doubles croches. Mais dans l’organisation, on commençait par 10 / 15 min de solfège puis on jouait de l’instrument. Vers le milieu de l’année, on terminait le cours par un duo avec le professeur.

Qu’est-ce qui a été le plus motivant pour toi ?
Lapin : Les morceaux étaient jolis.
Papa : Réussir à jouer des petites partitions. C’est la récompense ultime du travail fourni.

En tant qu’adulte as-tu à passer un examen ?
Papa : Oui en fin d’année. Nous avons préparé un morceau d’examen sur les 3 dernières semaines avant ce-dit examen, pour essayer de parfaire le morceau. Le but a été de jouer un morceau pas très compliqué mais de la manière la plus parfaite qu’il soit : détaché/lié, jouer les nuances, …

Comment l’as-tu apprivoisé ? Te sentais-tu stressé/e ?
Lapin : Ça m’a fait un peu peur. J’ai beaucoup travaillé ma partition. Et j’ai même joué devant le maître de tuba de Papa. C’était bien.
Papa : Étrangement, j’étais assez serein. Cela venait sûrement du travail effectué pour cet examen. J’étais sûr de moi et que je ne pouvais pas totalement me planter. Rater quelques petites choses (un son pas très rond, une légère vibration de trop, …) mais pas de chose catastrophique. Et c’est ce qui s’est passé !

Que retires-tu de cette première année ?
Lapin : Mon année était bien.
Papa : Le plaisir de jouer. C’est très agréable. Surtout que j’avais très envie d’apprendre à jouer de la musique. Alors je ne dis pas que je ferai du tuba toute ma vie, mais je ferai de la musique, c’est sûr.

Qu’attends-tu de l’année prochaine ? Que peut-on te souhaiter ?
Lapin : Je veux encore progresser et jouer avec L*.
Papa : Si tout se passe bien, je vais entrer en classe d’orchestre. J’ai hâte de pouvoir jouer avec d’autres musiciens.
J’aimerais progresser encore aussi vite, même si je pense que ce ne sera pas aussi significatif.

À 6 c’est difficile de répondre à ce genre de question. Une chose est sûre : elle a aimé son année et sa professeur y est pour beaucoup. Elle parle d’elle et du plaisir qu’elle a de jouer ensemble. Et même si Lapin a fourni un travail considérable tout au long de l’année, elle reste un enfant qui a envie de profiter de ses vacances (même si elle joue toujours avec son violoncelle !)
Ce qu’on peut en conclure ? Que quelque soit l’âge auquel on commence la musique, la motivation vient du plaisir et le progrès de la régularité !

Et vous, à quel âge avez-vous débuté la musique ? Partagez votre expérience en commentaire.

Bonnes vacances à tous,

Musicalement.

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