Culture musicale

Les tubes de l’été

Il fait beau, il fait chaud, … Les soirées se font plus fréquentes et plus tardives. Pas de doute, nous sommes en plein été. Et qui dit été, dit ‘Tube de l’été’ ! Vous savez le genre de chanson qui vous reste en tête dès l’instant où quelqu’un commence à le fredonner. Mais depuis quand les tubes de l’été ont commencé ? Quel a été le premier tube de l’été ? Revenons ensemble sur l’origine de ce phénomène saisonnier et remontons l’histoire à travers ces tubes éphémères ou intemporels.

 

Ils sont partout. A la télévision, sur les ondes radios et même dans le supermarchés, les tubes de l’été ne laissent jamais indifférent. Véritables rituels estivaux, les tubes de l’été ont été popularisés dans les années 1960 par les médias. Ce sont généralement les chansons qui ont fait le plus de recettes et/ou qui ont fait le plus danser dans les soirées ou sur les ondes radios. Ils mettent généralement l’ambiance par des mélodies entraînantes et qui restent en tête, des paroles assez simples (voire inexistantes), le tout formant un morceau assez léger. D’aussi loin que nos recherches nous ont amenés, l’année 1960 est la première année à marquer cette mode en France (l’ensemble des chansons dont nous allons parler concerne toujours les tubes de l’été en France). Et c’est avec une reprise en français pour Dalida que nous commençons notre voyage dans les tubes de l’été avec Itsi Bitsi Petit Bikini. Adaptée du titre fantaisiste américain Itsy Bitsy Teeny Weeny Yellow Polkadot Bikini, écrite par Paul Vance & Lee Pockriss, et interprétée en juin 1960 par Brian Hyland, cette chanson raconte l’histoire d’une jeune fille qui hésite à mettre son tout nouveau bikini à pois sur la plage.

Et maintenant, remontons les années avec une chanson ‘Tube de l’été’ par décennie. Les années 1960 ont été marquées par des chansons estivales de type ‘slow’. De Richard Anthony avec Et j’entends siffler le train sortie en 1962, à Johnny Halliday et son famleux Que je t’aime de 1969, en passant par Love me, please love me de Michel Polnareff en 1966, cette décennie n’est pas en reste côté slow. Et la chanson choisie ne déroge pas à la règle : il s’agit de Aline sortie en 1965 et interprétée par Christophe. Je pense que la plupart de vous la connait, c’est pour cela que je vais vous exposer une anecdote à son sujet. Il semblerait que La Poste ait voulu que Christophe fasse une parodie de sa chanson en chantant : “Et j’ai trié, triéééé !” à la place de “Et j’ai crié, criéééé”. Cependant le projet est tombé à l’eau, et on se demande encore pourquoi…

Continuons avec les années 1970, décennie du disco. Et pourtant, on ne peut pas vraiment ranger la chanson choisie dans cette catégorie. Si les années 1970 ont vu les débuts de grands groupes tel que Abba et Boney M, nous voulions mettre en avant l’histoire extraordinaire autour de LA chanson de Patrick Hernandez Born to be alive sortie en 1979. La chanson a été écrite par Patrick Hernandez et produite par Jean Vanloo. Le single a rencontré un succès mondial à l’époque, notamment en Europe où Born to Be Alive se classe n°1 en Autriche, en Suède, en Norvège et en France. Born to Be Alive est le premier single et le seul grand succès du chanteur français qui affirme dans son livre Alive ! qu’il est « le troisième titre le plus vendu de l’histoire de l’industrie musicale. Le single a obtenu 56 disques d’or dans 25 pays… Au total, 27 millions d’exemplaires ont été vendus à travers le monde ». Il rappelle également que le single lui rapporte en droits d’auteur entre « 800 et 1 500 euros par jour ». De nos jours, cette chanson est encore très fréquemment sur tous les dancefloor des boîtes de nuit.

Les années 1980 ont été un peu plus fournies en terme de tubes de l’été. Entre Début de soirée et leur Nuit de folie sortie en 1988, Jean-Jacques Goldman avec Je marche seul en 1985 ou encore Les démons de minuit du groupe Images, nombreux sont les succès qui ont fait et font encore danser sur les pistes de danse. Et que dire alors de la Lambada sortie en 1989 par le groupe Kaoma qui est considéré par beaucoup comme étant le tube de l’été par excellence. Il y a deux raisons principales à vous parler de cette chanson. La première est que c’est la première chanson à devenir tube de l’été grâce à son clip. Que nous soyons bien d’accord, la chanson était déjà connue avant le clip, mais l’ouverture des chaînes de télé a de plus en plus de personnes  a permis de diffuser les chansons d’une nouvelle manière et celle-ci l’a parfaitement utilisée. Le seconde raison est un peu moins réjouissante puisque cette chanson est en fait un total plagiat d’une composition bolivienne Llorando se fue du groupe de musique andine Los Kjarkas. Les membres du groupe feront valoir leurs droits et obtiendront gain de cause en 1991 en percevant les 6 millions de francs (1,3 million d’euros environ) de droits d’auteurs.

Nous arrivons maintenant sur la décennie des tubes de l’été dansant. Avec l’explosion des clips, les tubes de l’été sont maintenant accompagnés d’une chorégraphie qui leur sont propre. Tic tic tac de Carrapicho en 1996, Dam dam deo de Felicidad en 1997, Mambo n°5 de Lou Bega en 1999 ou encore Yakalelo de Nomads en 1998, tous étaient très chorégraphiés Et c’est aussi le cas pour Macarena de Los del Rio en 1996. Le single devient un véritable succès planétaire entre les années 1995 et 1996. En 2002, la chanson est classée à la première place des « 100 plus grands one-hit wonders » selon la chaîne musicale câblée américaine VH1. Le video clip a été réalisé par Vincent Calvet. La chorégraphie de Mia Frye associée à la chanson a beaucoup contribué à son succès.

Les tubes des années 2000 vont suivre l’évolution globale des musiques grand public, à savoir plus tourner vers un son plus électro. On peut notamment voir le début du succès pour le DJ français le plus connu au monde, David Guetta. Avec pas moins de 3 tubes de l’été rien qu’en 2009, le français commence à mettre une main sur le monde de l’électro et devient LE DJ que tout le monde s’arrache. La tendance électro est confirmée par d’autres chansons, comme Satisfaction de Benny Benassi en 2003, Live is life du Hermes House Band la même année, ou D.A.N.C.E. de Justice en 2007. Mais les années 2000 vont surtout voir l’explosion du groupe Black Eyed Peas à travers leur titre I gotta feeling sortie en 2009 en collaboration avec … David Guetta. C’est sur ce titre que, le 9 septembre 2009 à Chicago, les Black Eyed Peas organisaient le plus gros flashmob du monde. Dédié Oprah Winfrey et mis en place à son insu, il mobilisa 21 000 personnes, c’était un « cadeau de départ » (son « kick off show »).

Pour finir avec les années 2010 (enfin celles qui sont déjà passées…), les tubes de l’été sont dictés par la course au nombre de vues sur Internet. Cela a commencé en 2013 avec le groupe LMFAO et leur Party Rock Anthem. A peine un an plus tard, Gangnam Style du sud coréen Psy devient le clip le plus visionné de l’histoire de YouTube, puis la première vidéo ayant dépassé le milliard de vues le 21 décembre 2012, puis les 2 milliards le 31 mai 2014. Après cinq ans au sommet, il se fait détrôner par See you again de Wiz Khalifa & Charlie Puth. Et l’année dernière, c’est le phénomène Despacito de Luis Fonsi qui a ambiancé nos soirées d’été et atteint de nouveaux records. Le 4 août 2017 à 23h56, le clip devient la vidéo la plus visionnée sur YouTube en dépassant les 3 milliards de vues ; elle est la première vidéo à atteindre ce seuil. Le 30 octobre 2017, Despacito est aussi la première vidéo à dépasser les 4 milliards de vues sur Youtube et les 5 milliards le 4 avril 2018.

Voilà pour cette petite balade dans le temps à travers les tubes de l’été. En attendant d’aller vous déhancher sur les pistes de dance pour les nouveaux tubes de l’été, dites nous en commentaires quel tube de l’été vous a le plus marqué ?

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