Cinéma

La la land

Aujourd’hui, on va s’attaquer à un autre côté de la musique. En tant qu’art à part entière, elle est aussi indispensable dans un autre art bien connu, le cinéma. Dans cette nouvelle série d’articles, nous allons voir comment ces deux arts se complètent parfaitement. Et aujourd’hui, on commence par La La Land.

La la land, un film tout en musique

L’histoire de La La Land n’est pas des plus originales : on nous fait suivre les aventures de Sebastian (Ryan Gosling), un pianiste hors-pair, amoureux du Jazz, qui rêve de monter son propre club de Jazz alors qu’il enchaîne les petits boulots ; et Mia (Emma Stone), une jeune actrice qui rêve de percer à Hollywood mais qui enchaîne les castings sans grand succès. L’histoire nous amène à leur rencontre, nous raconte leur amour naissant, chacun poussant l’autre à tout faire pour réaliser ses rêves. Bref, une histoire d’amour comme il en existe des milliers dans le septième art. Alors, comment ce film a-t-il pu être un aussi gros succès, à la fois côté public (plus de 437 millions de $ de recettes répartis sur 78 pays) et côté professionnel (5 BAFTA, 7 Golden Globes, 6 oscars, …) ? La réponse : tout le reste du film. Le cadrage, l’utilisation des couleurs, la narration au travers des saisons de l’année, le jeu des acteurs, … et surtout la musique.

Damien Chazelle, le réalisateur, nous avait déjà transmis sa passion pour le Jazz lors de son précédent film Whiplash, déjà encensé par la presse (et qui fera peut-être l’objet d’un prochain article). Dans La La Land, il n’utilise pas la musique comme simple accompagnement de l’histoire, elle en fait partie intégrante. Et quelle meilleure manière de raconter une histoire à travers la musique que d’utiliser les codes de la comédie musicale. D’entrée, il nous met face à une scène de comédie musicale digne des plus grandes, qui nous met tout de suite dans l’ambiance générale du film. Cette scène a d’ailleurs été reprise et parodiée pour introduire la cérémonie des Oscars de 2017. Et on pourrait penser : « La comédie musicale, genre Les Demoiselles de Rochefort, on doit bien s’ennuyer quand même ! ». Et pourtant, ça apporte un tel élan de fraîcheur dans cette époque du cinéma où tous les films et leur code se ressemblent.

La force du film apparaît clairement dans ses compositions originales. Il faut noter qu’il est très rare d’avoir autant de compositions originales chantées. Qui plus est par les acteurs et actrices, eux-mêmes. City of stars, la chanson principale du film, a été sacrée dans tous les concours où elle a été nommée, et est chantée par les deux acteurs principaux. Ce piano voix est d’une efficacité déconcertante. Elle commence par un solo de Sebastian sur un couplet, puis Mia entre dans la balade en terminant une phrase de son amoureux, continue en soliste sur un second couplet, et enfin la chanson se termine par un duo des amoureux. Comme pour tout le film, ce n’est pas exceptionnel comme méthode, mais c’est parfaitement réalisé. Et c’est là toute la beauté du film. De plus, quand on écoute l’album, on revoit la scène de manière très claire. Cet effet est d’autant plus marquant qu’ils ont eu la merveilleuse idée de conserver les rires inattendus des deux acteurs-chanteurs dans la bande originale.

Étant simple amateur, cet article n’engage que mon humble avis sur ce film. J’espère que vous avez apprécié cette nouvelle manière d’appréhender la musique : à travers les films.

Et vous, avez-vous déjà regardé La La Land ? Si oui, la musique vous a-t-elle autant emballé que moi ? Sinon, je ne peux que vous conseiller de le regarder et de revenir ici pour nous dire ce que vous en avez pensé.

Artistiquement

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