Apprendre

Comment connaître un morceau à vie ?

Vous avez déjà passé des heures pour apprendre un morceau et passé quelques mois, plus possible de le jouer ?

Voici comment faire pour que ça ne vous arrive plus :Joueur de rue

Pour mon examen de fin d’année j’ai appris Libérée, délivrée de La Reine des neiges. Cela m’a pris pas loin de trois mois entre l’apprentissage brut (déchiffrer le morceau pour se les mettre dans les doigts) et “l’assouplissement” (réussir à la rendre beau, faire les nuances, …) À la fin je n’étais pas peu fière de mon travail et je connaissais la partition au point de ne plus avoir besoin de la voir pour jouer le morceau (qui dure un peu plus de 4 minutes). Et il y a quelques jours je veux refaire chanter lapin… L’introduction est déjà dure, les premières minutes de chant passent puis catastrophe, plus rien ne vient !

Si vous avez déjà connu ça, vous savez la frustration qui en découle. Voici la méthode pour éviter ça.

La mémoire, comment ça marche ?

Pour comprendre la mémoire j’aime la métaphore avec un sillon dans le sable.

Imaginez que votre cerveau est un banc de sable et que la partition s’y écrit en sillons, comme sur un vinyle. La première fois que vous voyez l’information le sillon est peu profond. Une vague (le temps) passe et il s’efface. Par contre, si vous revoyez l’information, vous repassez par ce sillon. Il devient donc plus profond et la vague nécessaire pour l’effacer doit, elle, être plus grande.

Si on souhaite ancrer une information dans notre mémoire, il faut creuser ce sillon afin qu’il soit le plus profond possible.

Et l’oubli dans tout ça ?

Pour savoir comment retenir efficacement, il faut savoir comment on oublie ! Ce n’est pas un processus linéaire.Courbe d'Ebbinghaus

La courbe de l’oubli, mise en place par Ebbinghaus, représente ce que l’on retient d’une information 1h plus tard, un jour, une semaine, … pour se rendre compte que, si on n’appelle pas l’information en question, elle part au fin fond de notre mémoire, comme un post-it au fond de notre tiroir de bureau.

C’est pour ça qu’il ne suffit pas de creuser le sillon dont nous parlions tout à l’heure, il faut l’entretenir. Après l’avoir creusé, nous allons régulièrement revenir le visiter.

C’est là qu’entre en jeu la répétition espacée.

Qu’est-ce que la répétition espacée ?

Pour lutter contre cette courbe de l’oubli, il ne faut pas répéter tout les jours. Enfin si, au début. Je m’explique.

Une fois le travail terminé, ce moment où l’on a atteint le résultat que l’on souhaite, celui de mémorisation à long terme commence. Il faut alors rejouer le morceau en laissant de plus en plus de temps entre chaque séance.

Pour cela, on va commencer par la rejouer au bout d’une semaine, ce qui permet une première réactivation de notre souvenir. Ensuite, on attend deux semaines pour une deuxième réactivation. Puis un mois, trois mois et six mois. À ce stade vous devriez déjà remarquer que vous n’avez plus de difficulté à retrouver votre aisance.

Bien sûr, ce n’est qu’un exemple et vous pouvez tester vos propre valeurs.

Je vous conseille de mettre un place un petit calendrier, parce qu’il faut avant tout se souvenir qu’il faut réactiver le souvenir !

Ce qui est merveilleux avec cette méthode, c’est que vous pouvez l’appliquer pour toutes informations que vous souhaitez retenir. Si ce principe vous intéresse, je les découverts avec cette vidéo :

Et vous, comment faites vous pour mémoriser vos morceaux ? Aimez vous jouer sans partition ?

Musicalement

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