Apprendre,  Examen

Après les examens c’est debriefing !

Voilà, examen passé. Alors maintenant debriefing !

Un examen ça se prépare, ça on le sait. Mais après, c’est bien aussi de voir ensemble comment ça s’est passé. Alors pour aujourd’hui, je me dévoue à commencer.

J’ai passé hier mon deuxième examen de piano. Petite précision, j’ai fait 12 ans de clarinette avant, et autant de solfège, donc les examens de musique ça me connaît !Musique - Examen - Stress - Réussite

Comme je vous le disais dans mon article 7 astuces pour lutter contre le stress des examens, j’ai toujours été une grande stressée. La totale : souffle court, bouche sèche, mains qui tremblent, rougeurs, transpiration, … La parfaite panoplie pour être grillée dès l’entrée dans la pièce !

Mais alors, c’était comment cette année ?

L’année dernière

Il y a un an tout juste je recommençais les examens. Après une dizaine d’années sans pratiquer d’instrument, j’avais “commencé” le piano. Pour l’examen, j’ai présenté Libérée, délivrée, choisi par mon professeur notamment parce que j’ai des enfants fans de La Reine des Neiges de Disney.

Ainsi, j’ai énormément travaillé cette partition qui de premier abord me paraissait insurmontable. Mais j’ai la chance d’avoir un bon professeur qui a tellement confiance en nos capacités qu’il réussit à nous convaincre qu’on en est capable. De là, avec quand même beaucoup d’acharnement, j’ai maîtrisé ce morceau jusqu’à le jouer sans partition.

Le jour de l’examen, je connaissais deux des jurés. Je venais de découvrir la quatrième astuce dont je vous ai parlé : l’auto-ancrage (merci Fabien Olicard pour en avoir parlé dans Votre cerveau est extraordinaire !) J’avais la chance d’avoir un souvenir très récent qui marchait au poil alors hop, j’ai tenté l’expérience.

Quand je suis entrée dans la salle, j’étais stressée mais pas paralysée. Jusqu’à la dernière note j’ai réussi à tenir le rythme. Ce n’est qu’au dernier point d’orgue que j’ai vu ma main droite se mettre à trembler. J’avais réussi.

Et cette année alors ?

Cette année le choix du morceau était très différent, je vous laisse juger :

J’avais entendu mon professeur le travailler en arrivant en cours et lui avais dit que ça me plaisait. Jamais à ce moment là je n’aurais pensé être capable de jouer ça. Mais voilà, quelques semaines plus tard il m’a donné cette partition en m’annonçant que ça serait pour mon examen.

Comme l’année précédente, c’est son optimisme et le fait qu’il m’en croit capable qui m’a permis de tenir sur une partition qui, à mes yeux, est aussi difficile. Mais je me suis accrochée.

Contrairement à l’année dernière, je n’ai pas réussi à maîtriser le morceau sur le bout des doigts. Il y a encore deux semaines j’étais très loin du tempo final, avec beaucoup de mal à doser la pédale sur les enchaînements rapides. J’ai donc repris très lentement (oui oui, très lentement pour aller plus vite !) et me suis fixée un tempo raisonnable entre mon irrépressible soif du parfait et ma capacité à jouer ce morceau.

Et le jour J est arrivé. J’étais étrangement stressée. Convaincue qu’il n’y a aucun enjeu, je pensais être très détendue. Mais je savais aussi que je pouvais me casser la figure tellement facilement ! C’est pour cela que je vous conseille de maîtriser le plus possible votre partition.

Un peu en panique, j’ai même relu mon propre article, car le stress m’avait fait oublier mes propres conseils !

Alors je suis allée à pied à l’examen, je me suis fait une petite bulle pour être protégée de l’atmosphère extérieure. Je suis entrée avec le sourire, et j’ai commencé avec la ferme intention d’aller jusqu’au bout. Et je l’ai fait !

Seulement je suis partie un peu trop vite. Pas dans la salle habituelle, je n’ai pas trouvé le tic-tac réconfortant de la pendule qui me sert de point de repère. Au départ le morceau est plutôt lent, alors je ne m’en suis pas rendu compte. Mais après, trop tard.

Alors voilà, ma prestation n’était pas excellente mais je suis fière d’avoir réussi à aller jusqu’au bout malgré mes écarts, d’avoir réussi à reprendre sans m’être arrêtée, et je suis sortie comme je suis entrée, avec le sourire.

Moralité

Oui je suis déçue. Oui je voulais faire mieux. Mais j’ai fait de mon mieux et c’est là le principal. J’ai énormément travaillé sur cette partition. Elle n’est plus insurmontable maintenant. Je ne suis pas arrivée en haut de la montagne mais j’ai quand même eu un très beau panorama.

J’ai compris, enfin après autant d’années de musique, que “de mon mieux” est plus important que “parfaitement”, que ce n’est que pour moi, et surtout que quoi qu’il arrive, qu’on réussisse à 100 % ou qu’on se bloque en plein milieu et qu’on ne finisse pas, on continuera de progresser de la même manière l’année suivante.

 

Et vous, comment se sont passés vos examens ? Appréhendez-vous beaucoup ? Quel est votre plus grande motivation ? Partagez avec nous pour permettre à chacun d’apprendre grâce à votre expérience.

Musicalement

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